Lundi 1 février 2010
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Depuis 1975, on pouvait penser que la question de l’IVG était réglée. Dès le début des années 1970, on avait manifesté et obtenu la loi Veil puis on avait continué la lutte pour de meilleures
conditions d’avortement et des délais plus longs. En 2001, c’était fait avec une autorisation passant de douze à quatorze semaines d’aménorrhée(après les dernières règles) et un accès facilité pour
les étrangères et les mineures. Après 35 ans de luttes, on pensait qu’il ne pouvait plus rien arriver à l’IVG et que le droit à disposer de son corps était acquis. C’était sans compter sur ce
gouvernement et ses lois hospitalières qui visent à détruire l’hôpital public
et tous les actes qui n’apportent pas de profits. Or, l’avortement est toujours très peu remboursé.
Depuis 2009, l’alerte est donnée. Les centres ferment les uns après les autres pour être regroupés dans des « grands » centres qui étaient déjà débordés et qui ne bénéficieront d’aucune
augmentation de personnel pour assurer un accueil des femmes correct et dans les délais. La grande solution du gouvernement est l’IVG médicamenteuse qui pourrait être un autre choix pour les
femmes. Mais aujourd’hui le choix n’existe plus. Souvent, les hôpitaux n’acceptent les femmes – quand il y a de la place et quand le centre d’IVG existe – que jusqu’à douze semaines d’aménorrhée et
l’IVG médicamenteuse est limitée à huit ou neuf semaines d’aménorrhée.
Ce combat est donc toujours d’actualité. La casse du système de santé est-elle en passe de réussir ce que les milieux intégristes catholiques et autres réactionnaires n'avaient pu imposer, la
remise en cause de l'avortement ? Il faut se battre pour la liberté de toutes les femmes à disposer de leur corps.
Le 8 mars, journée internationale des femmes, nous manifesterons aussi pour défendre ce droit.