Mercredi 11 novembre 2009
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Lors de la réunion "primes" du lundi 9 novembre, la direction ne s'est pas montrée
généreuse. Les propos de Jean-Philippe D'ISSERNIO et de Patrick SOLER ont été beaucoup
plus flous que ce qui avait été dit lors du CTP.
Les organisations syndicales ont pourtant prouvé d'entrée leur bonne volonté.
Sachant par avance que la direction n'avait pas pu anticiper les décisions du ministère et qu'elle ne
disposait pas d'un budget suffisant pour accorder cette année une augmentation de 15,9% à tous les agents de FranceAgriMer, nous avons proposé d'emblé de discuter sur deux ans.
Nous étions prêts à accepter que le pourcentage d'augmentation sur 2009 ne soit que la moitié de ce que le ministère a octroyé à ses agents d'administration centrale.
Nous avons mis quelques conditions à cette concession :
- un engagement moral de la direction à faire la deuxième partie du chemin en 2010
- des acomptes 2010 calculés sur la base des primes revalorisées de 2009
- un traitement identique pour les agents fonctionnaires et statut commun, affectés au siège ou en
région.
Jean-Philippe D'ISSERNIO n'a pas manifesté un grand enthousiasme envers nos
propositions. Nous comprenons naturellement qu'il n'était pas mandaté pour prendre des
engagements fermes. Nous savons aussi (et nous l'avions dit après le CTP) que pour
concrétiser les meilleures intentions il fallait avoir l'aval des tutelles. Mais lundi
les déclarations positives, même conditionnées, n'étaient pas vraiment au rendez-vous.
Sur ce qui est réalisable en 2009, la direction entend se limiter à un tiers de ce qu'a fait le
MAAP, soit une augmentation limitée à 5%, à la rigueur 5,5%. Pour le solde, elle
préfèrerait (ben voyons!) un rattrapage sur trois ans au lieu de deux.
Nous avons fait clairement connaître notre désaccord face à ce marchandage. Qu'elle prenne son bâton de pèlerin et aille frapper aux bonnes portes pour trouver les 300.000 € qui lui manquent
!
Face à la détermination syndicale, nos interlocuteurs nous ont parus ébranlés, prêts sans doute à
faire cet effort, mais rien n'est gagné.
Par ailleurs Jean-Philippe D'ISSERNIO et Patrick SOLER ont commencé à argumenter pour
priver les agents des régions d'une augmentation du même niveau que ceux du siège.
Nous avons senti comme une crainte d'incommoder le ministère de l'agriculture et de jeter le trouble
dans les DRAAF où nos collègues du MAAP sont réduits à la portion congrue.
Cette hésitation (le terme est faible) montre que la capacité de la direction de notre établissement
de décider de sa politique sociale s'amenuise. Mais peut-être a-t-elle choisi d'anticiper cette perte d'identité ?
Naturellement nous n'accepterons aucun traitement discriminatoire pour les provinciaux.
C'est une question de principe, le même pourcentage d'augmentation doit s'appliquer aux agents du
siège central et à ceux des régions.
Nous ne transigerons pas. A la direction de savoir si elle prend le risque d'une grève alors que les
tâches urgentes ne manquent pas.
Nous attendons des propositions concrètes et satisfaisantes. A défaut nous proposerons à tous les
syndicats un calendrier d'actions.